8 posts tagged “manga”
Petit tour au Paris Manga qui se tient à l’Espace Champerret ce jour ainsi que demain. Après avoir fait la Japan expo, il est certain que Paris Manga souffre d’une comparaison en sa nette défaveur. Les lieux mêmes de l’espace Champerret sont loin de l’espace de Villepinte et de sa hauteur de plafond. L’avantage est qu’il n’y a pas non plus la même foule, on ne se bouscule pas pour rentrer. Le public est jeune, bien plus jeune qu’à la Japan Expo. Il est très sympa de voir ces adolescents voir même pré ado chanter à tue tête les titres de Naruto. Je tiens d’ailleurs à signaler que Naruto remporte un succès que j’étais loin d’imaginer.
Que trouve-t-on à Paris manga : des mangas évidemment, des stands de goodies et de tenues de lolita gothique nippone ont pignon sur rue, la vente d’anime est aussi présente même si je n’ai pas vu les grandes enseignes telles qu’elles étaient représentées à la Japan Expo. Présence aussi de cosplayers mais en nombre restreint et qui sont moins soignés que ceux vus dans d’autres manifestations. Il se peut aussi que le samedi matin ne soit pas le meilleur moment pour rencontrer le « must » des cosplayers.
En sortant j’avais en poche le « Zombie loan » (Tome 10). Je connais ce titre par son anime que j’ai vu dans son intégralité. J’y ai beaucoup aimé la trame générale ainsi que l’histoire de chaque personnage. Je commence la série par le tome 10 mais en ayant vu l’anime, cela ne devrait pas me poser trop de difficultés. Je suis assez attachée au personnage de Shiro.
Autre
achat : « Love Pistols » (t2), j’en reparlerai dès que je l’aurai
lu, j’avais beaucoup aimé le tome 1, j’espère ne pas être déçue par cette suite ;
« Love Mode » (t2), j’ai lu l’intégralité de cette série sur le net
mais en anglais, n’étant pas bilingue, j’apprécie de lire dans la langue de
Molière.
Ce début de mois de septembre a été chargé en terme de sortie de manga, évidemment me direz vous c’est la rentrée ;-) Parmi tout ce que j’ai pu acheter et ce que je suis comme titre, je m’attarderai sur quelques titres : Doubt, Jusqu’à ce que la mort nous sépare et Ga Rei, la bête enchainée.
Un nouveau manga : « Doubt » de Yoshiki Tonogai. Ce manga un peu attendu comme le messie, j’exagère un peu mais il y a eu un tel abattage autour de cette sortie que je ne suis pas si loin de la vérité que cela. « Doubt » relate l’histoire de quelques jeunes ayant voulus passer du virtuel au réel en se rencontrant. Leur point commun est de jouer au même jeu (sur téléphone portable) en ligne « Rabbit doubt ». Le concept du jouer est simple, trouver le loup parmi les lapins afin de ne pas se faire dévorer. Ces jeunes en passant du virtuel au réel, vont en réalité passer du jeu au grandeur nature, qui est le loup au sein de leur groupe de lapineau. Ce groupe se retrouve enfermer dans une sorte de hangar après avoir été vraisemblablement drogué, qui a tué la plus fragile d’entre eux, pourquoi ont-ils un tatouage en forme de code barre sur une partie de leur corps, qui les manipule ??? autant de questions dans ce premier volume.
Le dessin est plutôt agréable mais sans plus, on se laisse vite entrainer dans l’histoire car le mangaka n’a pas passé trois chapitres ou même trois volumes à nous présenter les personnages (oui cela peut arriver). J’ai bien accroché aux personnages d’Eiji et d’Hajima. Petit bémol, cela sent le déjà vu à des kilométres, peut être pas certes dans le monde des mangas, mais dans la littérature, au cinéma, c’est du déjà vu et cela se ressent. Quand j’ai refermé ce premier tome, je me suis dit oui c’est sympa, cela se laisse lire mais ce n’est pas transcendant. J’attends beaucoup de la suite en espérant que l’histoire me surprenne un peu. Autre chose, en fermant ce premier volume, je me suis demandé combien de volumes était prévu à ce titre car j’ai du mal à croire à une série longue. Le tome 2 a intérêt à réserver de belles surprises car Doubt ne deviendra pas un de mes titres phares.
Par contre, le tome 9 de « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » de Hiroshi Takashige est enfin sorti. Je l’attendais depuis presque deux mois. J’ai commencé à lire ce titre alors qu’il en était au septième tome. J’ai donc lu d’une traite les 8 volumes, le 8ème tome sortant rapidement après mon début de lecture. C’est un des mangas qui a retenu toute mon attention, dont je ne me lasse pas et dont j’attends la sortie avec impatience. L’histoire est bien construite, le suspens est maintenu (les dernières pages de chaque tome sont ainsi construites que l’on attende la suite), j’ai accroché le duo aveugle / préscience et l’arrivée d’un nouveau personnage dans le tome 9 promet de belles choses. Les personnages secondaires ont une vie propre. J’aime beaucoup le crayon même si il n’a rien à voir avec ce que je lis d’habitude en en terme de manga. Le dessin n’est pas chargé, j’aime la simplicité dans les décors, les lignes épurées sans ajouts de fioriture ce qui laisse le lecteur se concentrer sur l’intrigue et le trait des personnages.
« Ga Rei, la bête enchainée », un nouveau titre de Hajime Segawa. Dans ce manga, on rentre tout de suite dans le vif du sujet, pas de perte de temps en présentation futile, on attaque de suite. L’histoire : la rencontre entre un jeune adolescent qui a la faculté de voir les esprits et une jeune fille qui a pour mission de combattre les esprits maléfiques, cela sous couvert d’une mission gouvernementale appelée le ministère de l’environnement. Ce type d’histoire est tout à fait pour moi, ce qui ne permet pas d’être totalement objective. J’ai aimé le côté « on ne perd pas de temps dans l’histoire », la trame de l’histoire, le personnage de Nori, un personnage secondaire et le toutou de la demoiselle. La fin de ce premier tome ouvre des portes mais que l’on voyait déjà s’ouvrir très vite plus tôt dans le volume. Je suis curieuse de lire le deuxième pour voir l’évolution de l’histoire. Ce qui m’a plu ce sont des éléments secondaires du manga que j’espère se voir développer dans les volumes à venir.
Evidemment
il y beaucoup d’autres choses qui sont sortis et que je continuerai à
suivre : « Love pistols » en nouveauté dans le yaoi ; le
tome 3 de « silver » ; le tome 5 de « Summit » et le
tome 3 de « Yellow » toujours dans le yaoi ; le tome 8 de
« skip beat » ; le tome 2 de « « ; le tome 2 d’ « une sacrée
mamie », j’en oublie surement mais j’y reviendrai de toute façon.
Samedi 4 juillet : journée passée à la Japan Expo. J'y étais allée il y a trois ans et en était sortie un peu deçue, voir très deçue. Mais cette année.... waou, c'était génial peut être aussi parce que je me suis plongée dans l'univers des mangas, des animes et que je suis allée au japon il y a deux ans.
Je suis devenue une petite otaku à mon modeste niveau.
Donc, quelle surprise. j'ai été impressionnée par le nombre de cosplayer, et le nombre de personne tout court (un peu plus de 164000 personnes en quatre jours). Je n'ai pas pris de photos mais vous en trouverez plein sur le net.
La Japan expo c'est aussi un gouffre budgétaire. Voici quelques uns de mes achats :
- anime : Vampire Knights; Fruit basket; Niea; Ergo Proxy; X de Clamp; xxx Holic; Night Walker ...
- une quinzaine de manga que je ne vais pas tous énoncer ici... car c'est trop je le sais
"La jeune Haruka Tôyama possède un pouvoir singulier, celui de prédire l’avenir avec une précision de 90%. Ce don fait d’elle une proie pour les organisations mafieuses et les grands groupes industriels de tout le pays, qui veulent l’exploiter pour leur propre compte. Alors qu’elle essaie d’échapper à ses ravisseurs, elle croise un aveugle dans la rue. elle le comprend aussitôt : cet homme est le seul à pouvoir lui sauver la vie…" In manga news
J'ai découvert ce manga un peu par hasard et il m' accroché immédiatement, j'en suis au tome 4 et je lis les trois suivants ce soir ;-) Plus on avance dans l'histoire, plus elle se complexifie par des personnages qui se multiplient (sans être noyé dans une masse non plus), avec des liens qui se font entre eux. Ils sont tous attachants et ont tous leur particularité.
J'aime beaucoup le dessin et la pâte de ce dernier, ce qui ne gache rien, il faut bien l'avouer.
Au final : je lis beaucoup de manga en ce moment, mais celui me donne envie déjà de reprendre les deux premiers tomes pour les relire maintenant que je connais un peu plus l'histoire.
Comment j’en suis venue à lire des mangas Yaoi, je me le demande moi-même. Tout d’abord peut être un facteur environnemental, l’appart et ces multiples bibliothèques sont pourvus de multitude de mangas lus par mon ami mais pas de yaoi dans ces derniers.
Si je tente de me souvenir comment cela a commencé, je dirai que c’est lors d’un arrêt maladie suite à une hospitalisation, deux semaines à rester chez soi et donc branché au net. Je suis alors tombée sur des sites d’anime et c’est là que, oui, tout a commencé. J’ai, en effet, abordé le yaoi par les animés avant de me lancer dans les mangas en tant que tels.
Le premier yaoi anime, si je peux le nommer ainsi, qui m’a fait rentrer dans cet univers est « Junjou romantica » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Junjo_Romantica ).
L'histoire commence avec les résultats scolaires de Misaki assez médiocres. Ce dernier rêve d'entrer dans Mitsuhashi, la grande université renommée. C'est pourquoi son frère, Takahiro, l'envoie chez son ami le célèbre écrivain Usami Akihiko afin qu'il lui serve de tuteur. Misaki découvre alors qu'Usami aime son frère depuis des années en secret et écrit, en plus de ses best-sellers primés, des romans Boy's Love sulfureux dont les personnages principaux ne sont autres qu'Usami lui-même et le frère de Misaki. D'abord scandalisé et en colère, il va petit à petit apprendre à connaître Usami...
J’ai regardé cet anime en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. En surfant sur le net à la recherche d’information concernant cet anime, je me suis rendue compte que j’étais tombée sur la perle du genre. Par la suite j’ai lu le manga (en français pour les premiers chapitres puis en anglais pour la deuxième moitié) d’où est tiré l’animé. L’animé a véritablement collé au manga, en édulcorant toutefois quelques scènes voir en les coupant, mais 95% de l’histoire s’y retrouve. J’ai particulièrement apprécié le graphisme et le choix des couleurs (ce qui est pour moi la grande différence avec les autres animés). On accroche très rapidement aux personnages. L’humour est assez présent dans cet animé ce qui est très appréciable.
Le deuxième animé que j’ai regardé est « Gravitation » puis « Loveless » et enfin « Monochrome factor », mais je reparlerai de ces derniers dans d’autres articles. Je classifie ces titres comme yaoi même si pour certains ils ne le sont pas véritablement.
J’ai voulu en savoir un peu plus sur ce phénomène Yaoi et pour cela j’ai lu « Homosexualité et manga : le yaoi » (Editions H) qui commence par définir ce qu’est le yaoi :
« Avant de se pencher sur son histoire, il est nécessaire de définir le yaoi. Comme souvent dans le monde de la bande dessinée, la définition d’un terme ou d’un genre est variable selon la perception qu’en a la personne qui l’énonce. Il n’y a donc pas de définition officielle du terme « yaoi ». Le mot serait l’acronyme de « YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi », ce qui signifierait « pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire] », montrant ainsi un bel esprit d’autodérision. En effet, raconter une histoire n’est pas vraiment le but des auteurs qui s’amusent à détourner leurs personnages de manga, d’animé ou de jeu vidéo préférés en les mettant dans des situations fantasmées. »
Cette série d’articles et d’entretien donne de nombreuses explications sur ce style particulier de manga en essayant notamment de répondre à la question « pourquoi les femmes sont attirées par le yaoi ». En effet le public du yaoi est principalement féminin. Je pense qu’il s’agit pour beaucoup d’une attirance pour un inconnu fantasmé et romancé, et oui nous sommes des femmes, difficile d’imaginer réellement sans fantasme la vie amoureuse et sexuelle d’homosexuel. Mais plus encore, le manga yaoi aborde de manières très différentes les relations amoureuses qui vont du drame, avec parfois des fins à vous verser une larme alors que vous le lisez dans le métro à des franches parties de rigolade en passant du romantisme à haute dose à une violence avérée. A cela s’ajoute un style graphique très différent d’un mangaka à un autre et des trames tout aussi variées même si on retrouve des codes communs au yaoi.
Le yaoi contrairement au shojo aborde les relations d’un point de vue plus adulte avec des personnages qui ne font pas physiquement 17 ans même si un « grand ado » est souvent présent dans ces mangas.
J’aime certains shojo mais il parle plus à mon côté grande adolescente fleur bleue qu’à mon moi de femme adulte.
Cet attrait pour le yaoi me donnerait envie d’en faire une enquête sociologique car au-delà des questionnements que cela apporte, du flou, des idées reçues, il y a une histoire de tolérance. Qui lit du yaoi, pourquoi, qu’est ce qui attire, qui assume de lire du yaoi …. ? Je reviendrai bientôt sur tout cela.
Lien Junjou Romantica :
http://www.blumanga.com/series_detail.php?series=junjoromantica
http://junjou-romantica.bbactif.com/
Lien Yaoi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yaoi
http://www.editions-h.fr/Docs/Manga10000images-1.pdf
http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon--manga--images-er-numero-4179.asp?1=1
Otaku (オタク)
Ce terme désigne une personne qui consacre tout son temps libre à une activité d'intérieur. Bien souvent, l'otaku reste cloîtré chez lui pour assouvir sa passion, et se désocialise donc peu à peu. Aujourd'hui en France, on a tendance à associer ce terme aux personnes lisant beaucoup de mangas ou regardant énormément d'animés... à tort! Car au Japon, le terme ne se restreint pas à ces deux catégories, mais à tout un panel d'activités, allant des jeux vidéos ou au culte d'une idole.
Quelques liens concernant le statut d’otaku :
http://bunnymoon.chez-alice.fr/sailormoon/otaku/otaku.htm
http://sejed.revues.org/document2683.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Otaku
http://www.inthepicture.pwp.blueyonder.co.uk/Otaku.pdf
Génération Otaku, Les Enfants de la post-modernité, d'Hiroki Azuma :
" Best-seller au Japon, cet essai du philosophe japonais Hiroki Azuma a le mérite de prendre au sérieux le phénomène 'Otaku', nom donné à ces jeunes (et parfois moins jeunes) fans de mangas, de jeux vidéos et de dessins animés, qui ne vivent qu'entre eux et avec comme passion exclusive ces produits culturels dont ils ne cessent de produire et consommer les produits dérivés (figurines, fanzines, romans tirés de dessins animés, dessins animés tirés d'un personnage de manga, etc .). Véritables acteurs d'un phénomène en perpétuelle croissance depuis les années 1980, qui touche une frange significative de la jeunesse japonaise, leur 'mouvement' a créé un gigantesque marché et gagne aujourd' hui toutes les jeunesses occidentales, via le succès mondial du manga. Ce succès n'est-il pas le signe que la culture Otaku touche à quelque chose de profond de l'évolution de nos sociétés ? En analysant sans les juger les produits qui façonnent cette culture, Hiroki Azuma décèle, en s'appuyant sur les apports de la philosophie française contemporaine (Lyotard, Baudrillard.. .), certaines des grandes caractéristiques de la post-modernité (perte des repères, des Grands Récits, de la frontière entre l'original et la copie, entre auteur et consommateur, création en réseau, etc .). Parallèlement, il observe dans notre post-modernité les raisons profondes du succès grandissant de cette culture Otaku. Une culture très japonaise qu'on aurait tort de circonscrire au Japon... » http://www.evene.fr/livres/livre/hiroki-azuma-generation-otaku-33072.php
http://www.saysibon.com/saysidon/azuma-fr.php